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L'INSTALLATION SEPTIQUE, |
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Le ministère du Développement durable a tort, t’installation septique a été conçue pour régler les problèmes de contaminatioin bactérienne et non pas pour éliminer les phosphates. Ceux ou celles qui, aujourd’hui, parlent d’abolir l’installation septique parlent à travers leur chapeau car il est certain que, sans les installations septiques, la contamination bactérienne ferait un retour en force. Les problèmes de cyanobactéries, des algues et de la surfertilisation des eaux sont d’une autre nature et les solutions d’un ordre différent. Il faut se méfier des déclatations saugrenues des autorités du ministère du Développement durable en ce qui concerne les installations septiques. Elles ne peuvent que vous mettre les pieds dans le plat Il convient aussi de corriger la perception que de nombreux propriétaires de chalets se font de l'installation septique et qui colportent le message du ministère du Dévloppement Durable à l'effet que l'installation septique est la grande responsable de tous les maux qui affligent nos lacs. Ce n'est pas vrai! L’installation septique a permis à des milliers de propriétaires de chalets de combattre la contamination bactérienne des eaux et d'utiliser leurs lacs à des fins récréatives pendant plus de 25 ans, sans crainte d’attraper une maladie infectieuse. C’était là, d’ailleurs, la principale préoccupation des citoyens, à l'époque. Le Programme des lacs devait constamment répondre à la question suivante: «Pouvons-nous nous baigner dans notre lac?» C'est pour répondre à cette question que nous avons développé l'installation septique. Malheureusement, on lui attribue, à la fois, tous les torts et tous les pouvoirs, On lui attribue, par exemple, le pouvoir de mettre fin aux problèmes de surfertilisation des eaux de nos lacs alors que l'installation septique a plutôt été mise sur pied pour contrer la pollution bactérienne. Elle est devenue une grande incomprise tant chez les propriétaires de chalets et les experts, que chez les autorités gouvernementales et municipales. Et pourtant, malgré la mauvaise presse qu’on lui fait, l’installation septique et son règlement demeurent un outil essentiel pour nos lacs. En ville, un égout collecteur ramasse les eaux usées des résidences pour les canaliser vers une usine d’épuration où des techniciens s’affairent à superviser le traitement approprié. Les eaux épurées sont par la suite déversées dans une rivière avec ou sans traitement supplémentaire. Les citadins peuvent donc se «débarrasser» de leurs eaux usées sans trop de difficulté. Ils n'ont qu'à actionner la chasse d'eau et à payer leur taxe d'égout. Pas de soucis! Sauf que dans bien des cas, ces usines ne sont que des machines à microbes. L’usine d’épuration de Montréal en est un bel exemple: il s’agit d’une usine de type primaire qui ne traite qu’à environ 33% d’efficacité les eaux d’égout qu’elle reçoit. C'est tout comme si la ville de Montréal déversait dans le fleuve Saint-Laurent les eaux usées non traitées d’environ 1 200 000 personnes avec leurs milliards de microbes.Ce dont se plaignent les municipalités situées en aval et qui tirent leurs eaux potables du fleuve, mais c'est une autre histoire.. Disposer des eaux usées à la campagne est un exercice bien différent, surtout en bordure des lacs. Pas question de collecteur d’eaux d’égout, d'usine d'épuration et de techniciens. Actionner la chasse d'eau, comme en ville, ne suffit pas! On doit avoir recours à une installation septique, construite sur le terrain même où se trouve la résidence.Et c’est au propriétaire de la résidence qu'incombe la responsabilité de la construction, de l'entretien, de la surveillance et de la gestion de son installation septique. Si l'on n’y connaît rien, c’est une responsabilité qui peut devenir écrasante. Le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q-2, r.8) est le règlement du ministère du Développement durable, adopté en 1981, par le ministère de l'Environnement, en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, sous les pressions du Programme des lacs et de la FAPEL. Mais bien avant cette réalisation du Ministère, la municipalité de Saint-Donat avait déjà, en 1968, adopté un règlement mis de l’avant par les spécialistes qui allaient, quelques années plus tard, former l’équipe du Programme des lacs. Le règlement du ministère du Développement durable a donc été inspiré par le Règlement de Saint-Donat, et adopté (après qui s'imposaient après 13 années de retard) au niveau provincial en conservant son application décentralisée, c’est-à-dire que sa mise en force relève des municipalités locales et non pas du ministère du Développement durable. Avant le Règlement de Saint-Donat, la surveillance et le contrôle des installations septiques relevaient directement du ministère de la Santé, avec plus ou moins de succès. Il était, en effet impossible, pour ce ministère, de surveiller un développement local à partir de Montréal ou de Québec. La pollution s’aggravait sur les lacs de villégiature et le développement continuait à ajouter au problème. Il est dommage que les dernières versions du Règlement, concoctées par le ministère du Développement durable, aient fait du traitement des eaux usées des résidences isolées un outil de développement, en faisant la promotion de toutes sortes de systèmes ouvertement conçus pour construire sur des terrains dont le sol est impropre à l’épuration par infiltration dans le sol. Ceci dit, encore aujourd’hui, il est plus sage de se fier au vrai Règlement, tel qu’adopté par le ministère en 1981, le seul à présenter aux propriétaires de chalets, les bons critères de construction pour leurs installations septiques, c’est-à dire les installations recommandées originellement par le Programme des lacs et prévues pour assurer, le plus possible, la décontamination sur place des eaux usées générées par l'occupation de la résidence.
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