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HISTORIQUE













 

LES AVOCATS S'EN MÊLENT!

L'initiative des propriétaires de chalets de Saint-Donat et du lac Archambault fait rapidement le tour du Québec. De plus en plus de municipalités adoptent le Règlement de Saint-Donat et embauchent des inspecteurs municipaux. Graduellement, on assiste à une véritable décentralisation de la surveillance et du contrôle des installations septiques au Québec, près de 15 ans avant qu'on ne commence à parler de décentralisation au gouvernement du Québec.

Les avocats prennent le mors aux dents

En 1971, le Gouvernement du Québec regroupe toutes les juridictions touchant l'hygiène publique et l’épuration des eaux usées au sein d'un nouvel organisme: le Service de protection de l'environnement, sous l’autorité du ministère des Affaires municipales.

Pour la première fois au Québec, un ministre est délégué à l'environnement. Il s’agit du Dr Victor C. Goldbloom qui est aussi le ministre des Affaires municipales.

Sitôt le Service de protection de l’environnement créé, les avocats prennent le mors aux dents face à la véritable révolution de décentralisation amorcée par les propriétaires de chalets dans le domaine de l'épuration des eaux usées des régions touristiques et rurales.

Plutôt que de soutenir le mouvement, ils ne trouvent rien de mieux à faire que de mettre des bâtons dans les roues du mouvement de dépollution des lacs de villégiature en semant des doutes chez les représentants municipaux concernant leurs pouvoirs de réglementation.

Les avocats soutiennent que les municipalités ne sont pas habilitées à adopter ce genre de règlement.

Heureusement que cette mesquinerie n'empêche pas les associations de propriétaires de chalets de poursuivre leur action et de vaincre les doutes de leurs édiles municipaux.

David contre Goliath

Mais pourquoi les avocats s’en prennent-ils aux propriétaires de chalet? Simple questionde pouvoir! Les règlements, tout le monde le sait, sont la chasse gardée des avocats. Pas question que les propriétaires de chalets y mettent le nez.

Les avocats tentent donc de transformer une bataille pour la protection de l'environnement des lacs en une bataille de pouvoir. La vicieuse tentative finit par avorter.

Pour une fois, ce sont les citoyens qui gagnent! Mais ce sera de courte durée pour un règlement qui freine le développement alors que le gouvernement du Québec favorise le développement des lacs.

 

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