HISTORIQUE













 

«Les patentes à gosses»
Ça va coûter cher!

Les nouvelles technologies d’épuration se montrent enfin sous leur vrai jour: un moyen subtil du ministère du Développement durable pour autoriser les municipalités à extorquer de l’argent aux propriétaires de chalets et faire artificiellement tourner la roue de l’économie.

En vigueur depuis le 21 juin 2000, le nouveau Règlement sur les installations septiques est le Règlement des «patentes à gosses». Pour les promoteurs, c'est une bénédiction. Pour le porte-monnaie des citoyens, c'est une catastrophe!

Voici les néfastes conséquences du nouveau règlement du ministère du Développement Durable pour les résidences isolées. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg!

Le journal La Tribune nous apprend qu'à Dudswell, par exemple, la municipalité se propose déjà, depuis l'entrée en vigueur du règlement, d'obliger les propriétaires de chalets à confier leurs travaux d'épuration des eaux usées à des ingénieurs-conseil. Ça va coûter cher!

Le journal La Tribune, rappelle que les propriétaires de chalets doivent déjà débourser pour obtenir leur permis d’installation septique. Cela s’explique du fait qu’ils bénéficient de l’aide de l’inspecteur municipal lorsqu’il est temps de faire les travaux de localisation et de construction de leur installation septique. En effet, celui-ci se rend sur les lieux, inspecte le terrain, établit les dimensions et la capacité de l’installation septique et suggère l’endroit propice où la construire. Or, à Dudswell, toujours selon le journal La Tribune, le coût du permis passerait de 40$ à 400$ à cause des nouvelles exigences du Règlement. Il aurait même été question de charger 500$. Ça va coûter cher!

Il faut aussi considéré le prix d'achat et les frais d'installation de la «patente à gosses» qu'on ne manque pas de leur recommander d'installer au lieu d'un élément épurateur traditionnel. Attendez-vous à une facture salée! Ça va coûter cher!

Avec les nouvelles technologies, il y a aussi l’obligation de débourser pour remplacer régulièrement le filtre de tourbe. Ça va coûter cher! 

Si on prévoit faire payer le gros prix aux citoyens pour des installations chromées, les municipalités, quand à elles, sont mortes de rire. À Dudswell, par exemple, selon le journal La Tribune, on prévoit réaliser d'importantes économies. Les propriétaires de chalets étant maintenant placés dans l’obligation d’engager un ingénieur-conseil pour leurs travaux d'épuration, Dudswell économisera sur la main-d’oeuvre municipale.

On peut s’attendre au même scénario, ou à pire, dans toutes les municipalités du Québec!

Les nouvelles technologies d'épuration sont de véritables «gobe sous»: tout le monde y gagne sauf les propriétaires de chalets et nos lacs!

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