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UN POISSON DANGEREUX
 
UN POISSON DANGEREUX

Le basail, un poisson dangereux.

Lors des grandes marées, qui coïncidaient exactement avec celles que nous avions en Gaspésie au cours de l'hiver et qui causaient tellement de dommages, certains de nos Québecois pêcheurs ont aussi vécu des moments critiques à cette même période. Ils étaient pourtant à la pêche en Floride, donc bien loin de cet hiver difficile que nous connaissions. L'un d'entre eux aurait capturé un de ces dangereux poissons, que sont les "Basails"

SELON BUD CLARK...

"Lors des journées de grandes mers, lorsque les marées atteignent leurs plus hauts niveaux, les voiliers ou "Sail fish", ces poissons au long bec, bien connus de tous, profitent du haut niveau de la mer, pour remonter les rivières d'eau douce. La période de pleine lune leur est propice, ils s'y rendent pour s'accoupler avec de gros spécimens d'achigans à grande bouche. Il faut retenir, que ceci se produit très rarement - d'autre part lorsque les accouplements sont réussis, les nouveaux arrivants sont identifiés comme étant des "basails", donc des hybrides issus du croisement de l'achigan à grande bouche et du voilier.

OÙ ET COMMENT LE PÊCHER?

De rares pêcheurs réussissent toutefois à pouvoir en capturer mais à leur risque et péril. Ceux qui obtiennent les plus grands succès pêchent dans les Everglades. Ils savent profiter de la pleine lune, mais n'utilisent aucune lumière afin de ne point effrayer ces poissons en pleine période de reproduction, ils deviennent alors très sensibles à la lumière - leur intérêt est porté ailleurs.

Non seulement sont-ils difficiles à pêcher, mais ils sont aussi dangereux, de me dire le capitaine Bud Clark. Il ajoutait: "Nombreux sont les pêcheurs qui reviennent au quai, avec une voix beaucoup plus claire qu'au départ - le poisson hybride est dangereux du fait qu'il réunit la combativité des deux espèces responsables de sa création. L'achigan à grande bouche bondit hors de l'eau, de même que le voilier ou sail fish, mais ce dernier possède la singulière habitude de sauter hors de l'eau...mais en longueur. C'est là le problème: Attention!

C'est à ce moment précis que survient le danger. Dans son élan, cet hybride suit la ligne et de son bec se rend directement vers les parties génitales de l'homme (moins dangereux pour les femmes). Ce serait la raison pour laquelle ils sont si rares et si peu populaires...ils sont devenus craintifs. parce qu'ils reçoivent des coups.

Un des pêcheurs en ayant capturé un est maintenant soprano dans une chorale féminine. En arrivant au quai après la pêche, il faisait entendre de longs: hi..hihi...hi...hihi...ha..ha...ha! Ayoye! .....essayez d'imiter ce cri de détresse du pêcheur - un peu comme Luis Mariano dans Mexico.

VOUS M'AVEZ LU JUSQU'ICI...

Pour apprendrem tout comme ce fût mon cas en Floride, que vous vous êtes fait passer un "poisson d'avril". J'en possède un "Basail", mais je n'ai pas eu à subir ce qui devrait être un supplice atroce, que de se faire enfoncer le rostre d'un "Basail", vous savez maintenant où. Le capitaine Bud Clark est un de mes compagnons de pêche, mais il est aussi taxidermiste. Il fabrique de ces poissons truqués, qui sont populaires auprès des "raconteurs" d'histoires. Il m'en fabriqujait un, donc vous n'aurez pas à le pêcher, mais vous pourrez tout de même l'utiliser comme "POISSON D'AVRIL".

Jean Pagé

Chroniqueur de Chasse et pêche

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LE DINDON, UN SUCCÈS
 
LE DINDON, UN SUCCÈS

Introductiion du dindon. Je me réjouis du succès obtenu par la Fédération québecoise des chasseurs et pêcheurs avec leurs introductions et relocalisations de dindons sauvages. Je rencontrais récemment un membre du groupe de l'Outaouais et ce dernier venait confirmer ce que j'espérais depuis des années.

Il semble bien que ce grand gibier est maintenant bien établi chez-nous. Ils doivent être félicités de cette réussite. C'est la plus importante implantation d'un oiseau-gibier de grande importance chez-nous. A titre de comparaison, des centaines de tentatives d'un retour à l'état sauvage du faisan, n'ont jamais connu un réel succès.

Étant chasseur de dindons moi-même, sport que je pratiquais surtout en Pennsylvanie et au Vermont, je vous admettrai que je m'inquiétais vraiment de la valeur de ces introductions. Je me souviens, que les premières expériences de la Fédération se faisaient plus au nord. Je les croyais trop éloignées des lignes américaine et du sud-ouest, de ces frontières. On se souviendra, que c'était de là, que de nombreux oiseaux traversaient du Vermont et de New-York, pour se rendre chez-nous. Je vous parle ici, d'il ya au moins et même plus de quatre décennies, alors que des dindons étaient abattus sporadiquement dans le voisinage de 'Hemmingford, de Franklin ou de l'autre côté du lac Champlain près des frontières de l'état de New-York. Il faut retenir qu'au cours des ans, il y eut de nombreuses tentatives infructueuses, d'introduire cet oiseau.

EXPÉRIENCE INITIALE AU QUÉBEC

Par un bon matin des années 1970 le chef de pupître au journal Montréal-Matin, Phil Séguin, me disait: "Pagé, prends ce téléphone d'Hemmingford, il ya quelqu'un au bout de la ligne, qui me dit avoir une autruche dans sa cour." A cause de la proximité du parc Safari, après que j'eus raccroché il ajoutait, "Ce pourrait être un article, tu devrais te rendre vérifier" Ce que je fis pour constater, que le " moineau " en question, n'était pas une autruche, mais bel et bien un dindon sauvage.

Il n'était pas un évadé d'un parc d'animaux sauvages, ou du Jardin zoologique de Granby, comme nous l'avions cru au début, mais bien un oiseau au Québec, probablement venu des Etats-Unis. Mon travail de chroniqueur spécialisé en chasse et pêche me commandait de trouver l'origine de cet oiseau. Je me rendis chez nos voisins du sud pour apprendre, des biologistes rencontrés, qu'en 1969-70, il y avait eu 31 dindons de capturés dans l'état de New-York, pour être libérés dans les comtés Bennington, Rutland et Addison de l'état du Vermont. Une population s'y établissait. De celle-ci, d'autres oiseaux capturés furent libéré dans la vallée du lac Champlain et dans celle du Connecticut. Par la suite, aménagements et introductions, se succédèrent. Avec un tel succès, qu' en 1975 la chasse y était autorisée et 139 oiseaux furent enregistrés. En 1982, il y avait une progression, avec un résultat de 765 dindons abattus.

Plusieurs chasseurs abattaient aussi des dindons au Québec, mais le tout se passait dans le grand silence, ils craignaient d'être mis à l'amende. Je ne sais combien de démarches furent entreprises auprès du Ministère de la Chasse du Québec, pour qu'il prenne cette situation en considération. Toutes les demandes demeuraient ignorées sur les tablettes. Les dindons sauvages étaient inconnus à Québec, sauf ces oiseaux domestiques servis lors des repas du temps des fêtes.

Jean Andrade du El Rancho de Napierville avait acheté des dindons sauvages élevés aux Etats-Unis pour les libérer au Québec. Ceci se passait, dans les années " 80. J'avais d'ailleurs le privilège d'en abattre un, alors que j'étais responsable de l'émission Sporthèque-chasse et pêche. J'étais en compagnie de Louise Tardif, Raymond Lebrun et du cameraman Gérald Maillefer, nous étions tous de Radio-Canada , cette chasse avait été filmée, puisque Maillefer y était avec sa caméra. Je n'ai jamais oublié le beau coup de fusil, que j'avais réussi. Des photos furent publiées dans les quotidiens et revues. En Ontario les introductions débutèrent en 1984, avec 253 oiseaux - ce qui me faisait écrire et mentionner à la radio ou à la télévision: l'Ontario nous devance encore!

LE DINDON NON INDIGÈNE AU QUÉBEC

Lorsque j'écrivis: Nous avons des dindons sauvages au Québec, ma nouvelle devenait l'une des plus importantes de ma carrière. Invraisemblable disaient les uns, impossible prétendaient les autres! L''Encyclopédie des Oiseaux du Québec, Birds of North America, National Geographic et autres volumes mentionnaient que le dindon sauvage n'existait pas au Québec. Selon notre savant recherchiste, le Dr Vianney Legendre : " De tous les volumes historiques et traités zoologiques que j'ai pu lire, c'était la première mention de la présence d'un tel oiseau au Québec."

Il nous faut nous réjouir de ce succès obtenu par la Fédération et je me fais un devoir de le proclamer. Comme il se doit, il y a les fleurs, mais aussi le pot : Je ne voudrais pas ternir cette initiative, en évitant de me prononcer sur les coûts imposés pour en pratiquer la chasse.

COYOTES ET CHEVREUILS

Un groupe ce chasseurs des Laurentides du nord de Montréal abattaient 80 coyotes, tandis que d'autres ardents protecteurs des chevreuils en auraient réussi 128, de me dire Stéphane Monette, organisateur de soirées de chasse au travers de la province. Quant à nos chevreuils, ils auraient traversé l'hiver sans trop de difficulté selon mon compagnon de chasse, Ernie Wells, journaliste de Rimouski , éditeur de l'Annuel Cahier de Chasse, ainsi que le biologiste Jean Lamoureux du ministère des Ressources naturelles et de la faune, qu'il me faut féliciter pour son dévouement à l'endroit du cheptel chevreuil de cette région. Dans le secteur du Bas-du-fleuve, la situation aurait été beaucoup plus difficile, les tempêtes hivernales et les conditions climatiques y furent beaucoup plus sévères - les gaspésiens en conserveront un souvenir amère.

Dans l'Outaouais, de me dire l'agent du service de Conservation et Président du syndicat Paul Legault: "Il y a moins de chevreuils, mais ce ne sont pas les conditions de la saison qui vient de se terminer, qui en sont responsables, mais bien l'hiver de 2009-2010

Jean Pagé

Chroniqueur de Chasse et Pêche

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AMNISTIE SUR LES ARMES À FEU
 
AMNISTIE SUR LES ARMES À FEU

Tous les chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs d'armes se réjouiront de cette nouvelle du 24 mars dernier

Nous en avions fait état sous cette rubrique en maintes occasions, préalablement à une élection, relativement au contrôle des armes à feu, il faut exercer des pressions sur les politiciens. Il nous fût donné de réaliser, que dans la plupart des cas, ceux qui préparent la législation, sont plus ou moins renseignés sur le sujet.

Relativement aux armes longues, en ce qui me concerne surtout, pour protéger les traditions obtenues de nos ancêtres, tout au moins les québecois de souche. Il faut réaliser que nos prédécesseurs furent des utilisateurs d'armes à feu à long canon. Ils le faisaient pour se protéger, obtenir leur subsistance, emprunter les sentiers de trappage, ou abattre le renard dévoreur de poules.

Je vois encore le fusil 12 accroché à la poutre du plafond, chez mon arrière grand'père dans l'Outaouais.

Plusieurs d'entre nous ont hérité de ces pionniers et fondateurs de notre pays - d'eux nous avons hérité de cette passion de la chasse. S'ensuivit le tir sportif à la cible, celui aux pigeons d'argile et les disciplines Olympiques de tir de précision et du biathlon, toutes des disciplines nécessitant des armes à feu.

Une révision s'impose, relativement aux armes, presque tous sont d'accord il y a aussi les poignards et les dagues (passons sous silence les kirpans), qui sont acceptés? Ce sera aux intéressés à exercer des pressions et à apporter leurs suggestions d'ici à mai 2013. D'ici là, nos représentants du gouvernement provincial devraient peut-être demander conseils, afin de répondre de façon équitable, eux aussi, à leurs électeurs.

CONTRÔLE INUTILE A COUPS DE MILLIARDS

Ce contrôle des armes demeure un fiasco monumental, issu lors de cette période où Jean Chrétien était premier ministre. Par la suite, lors de l'avènement au pouvoir du gouvernement Harper, les pressions se succédèrent par les chasseurs et tireurs sportifs de l'est. Les provinces de l'Ouest, où la propriété d'armes à feu était encore plus ancrée, accentuèrent les pressions sur un premier ministre de leur coin de pays. En guise de résultats les amnisties se succédèrent, les unes après les autres, parce que des élections, nous en avons eues plus fréquemment qu'à notre tour.

AMNISTIE JUSQU'AU 16 MAI 2013

Mes amis chasseurs, voici cette nouvelle, qui devrait vous réjouir, mais que vous deviez tout de même anticiper.

OTTAWA - 25 mars 2011- "L'honorable Vic Toews, ministre de la Sécurité publique a annoncé aujourd'hui, que le gouvernement du Canada, a prolongé la période d'amnistie, dans le but d'encourager la conformité aux dispositions législatives fédérales, en matière d'armes à feu. Le gouvernement est déterminé à améliorer la sécurité publique en exerçant un contrôle efficace des armes à feu et en sévissant, contre leur utilisation criminelle, tout en réduisant les exigences administratives, pour les propriétaires légitimes, de ce type d'armes. Nous avons prolongé la période d'application des mesures existantes afin qu'un nombre encore plus élevé de Canadiens, se conforment aux dispositions législatives fédérales.

Le gouvernement a prolongé la période d'amnistie jusqu'au 16 mai 2013, protégeant ainsi des poursuites pénales les propriétaires d'armes à feu sans restriction, pendant qu'ils prennent les mesures pour se conformer aux exigences de la loi sur les armes à feu, du Code criminel, relatives à l'obtention d'un permis et à l'enregistrement.

UN GRAND PAS A ÉTÉ FAIT

Voici la teneur d'une autre parti du texte du ministre Toews: "Le gouvernement est résolu à concentrer ses efforts sur la lutte contre l'utilisation criminelle des armes à feu. Nous avons imposé des peines d'emprisonnement obligatoires pour les crimes commis avec une arme à feu et nous avons durci les conditions de mise en liberté sous caution pour les infractions graves liées aux armes à feu. De plus, nous continuons d'investir 7 millions de dollars par année pour renforcer le processus de délivrance de permis, en resserrant le contrôle initial des personnes, qui font une première demande de permis d'armes à feu, concluait le ministre Toews"

Jean Pagé

Chroniqueur de Chasse et Pêche

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LE POISSON À TÊTE DE SERPENT
 
LE POISSON À TÊTE DE SERPENT

Des pêcheurs me suggéraient récemment de rédiger des informations sur ce poisson indésirable qu'est le "Snakehead" ou poisson à Tête de Serpent.

Après avoir communiqué avec de nos biologistes, j'en suis venu à ces conclusions. La présence de ce poisson indésirable, suscite actuellement une très grande inquiétude aux Etats-Unis. Sa présence ne nous a pas encore été signalée au Québec, mais il pourrait accéder à nos eaux, à plus ou moins brève échéance. Il est maintenant présent dans de nombreux cours d'eau et lacs des Etats-Unis et de la province voisine d'Ontario. Pour nous les plus grandes menaces de sa venue proviendraient de la rivière Hudson, donnant accès au lac Champlain et les Grands lacs, se déversant dans le Saint-Laurent, actuellement ce serait les plus importantes portes d'entrées dans nos lacs et rivières. La présence du poisson à Tête-de-Serpent (Channa argus) est mentionnée régulièrement chez nos voisins immédiats. Il y en aurait en Californie, en Floride, au Maryland, dans New-York, au Maine, dans les Massachusetts, le Rhode Island et autres.

QU'EST-CE QUE C'EST QU'UN TÊTE DE SERPENT?

C'est un poisson originaire d'Asie et d'Afrique. Il nous serait arrivé en Amérique, par les entreprises distribuant des poissons d'aquarium. Certaines autorités gouvernementales, réalisant les problèmes et dangers qu'il suscite, ont maintenant interdit aux magasins de vendre le Tête-de-Serpent, tant aux Etats-Unis qu'en Ontario. Pour nous du Québec, je n'ai pas eu d'informations spécifiques à ce sujet, sauf que l'introduction de poissons exotiques est interdite, tout comme celle, d'en libérer dans les lacs et cours d'eau, existe depuis longtemps. Des précisions devraient toutefois être apportées, concernant cette espèce bien spéciale, par nos responsables de la faune, puisque l'Ontario a déjà des interdictions, quant cet indésirable. Voici son apparence : il ressemble à deux des nôtres: La Lotte et le Poisson- castor, (Amie). Le Tête-de-Serpent possède un long corps cylindrique, aux nageoires dorsale et anale très longues, la queue est arrondie. La nageoire pelvienne est située près de la tête, celle-ci recouverte de larges écailles, ce qui lui donne vraiment l'apparence d'une tête de serpent, Large gueule aux mâchoires garnies de dents aigües. C'est un poisson qui peut mesurer près de 3 pieds ou environ 1 m. et peser près de 15 livres 7 kg. Malgré cette apparence grotesque et reptilienne, sa chair serait délicieuse.

CARACTÉRISTIQUES BIEN PARTICULIÈRES

A l'instar du Poisson-castor, qui peut vivre dans les eaux chaudes et stagnantes, le Tête-de-Serpent peut respirer par ses branchies à la surface, peut même vivre hors de l'eau, à condition de demeurer humide. Il peut se déplacer au sol, un peu comme le font les anguilles. C'est un prédateur vorace, qui ne connaît point d'ennemi. Il se nourrit de poissons, mais aussi d'amphibiens, de crustacés, d'insectes, reptiles et même d'oiseaux et de petits mammifères. Il pourrait avoir un effet des plus négatifs sur nos poissons indigènes, du fait qu'il apporterait sa compétition sur le plan subsistance. Le Tête-de-Serpent serait aussi l'hôte de certains éléments pathogènes, qui pourraient occasionner des problèmes à nos poissons indigènes. Il peut vivre dans des eaux variant de température de 0o à 30oC. Il pourrait donc se plaire dans la plupart des cours et plans d'eau du Québec. Il faut aussi considérer sa reproduction, qui varie selon les auteurs, mais ces derniers semblent en accord, pour écrire que des périodes de fraie peuvent se produire de 1 à 5 fois annuellement avec des pontes de 1,300 à 15,000 oeufs. Ce qui en fera une espèce prolifique dangereuse, si elle réussit à s'établir.

SA PRÉSENCE EN AMÉRIQUE

Il serait probablement arrivé ici, par sa vente dans les commerces d'animaux de compagnie (" pet shops "). Par la suite ces personnes désirant se défaire de leurs spécimens, qu'ils avaient achetés pour garnir leur aquarium, pour une raison ou une autre, les ont libérés dans le plan d'eau du voisinage, on autre façon de s'en défaire que vous devinez. L'Ontario et plusieurs gouvernements des Etats-Unis ont maintenant interdit l'achat et la vente du poisson Tête-de-Serpent vivant. Dans certains Etats américains, dont chez nos voisins immédiats de l'état de New-York les empoisonnements des eaux à la roténone sont considérés. Comme j'ai eu l'occasion de participer et apprécier les résultats obtenus avec ce produit, dans une partie sud de ce qu'était le Parc du Mont-Tremblant, je ne crois pas, que cette solution apportera des résultats appréciables, puisque le Tête de-Serpent semble maintenant trop répandu. Ce serait illusoire que de penser à contrôler tous les bassins avec de la roténone.

RECOMMANDATIONS

La situation semble irréversible, chez les ontariens entre autres recommandations, ces dernières vous sont transmises: Ne jamais libérer les Tête-de-Serpents et l'eau des aquariums dans les lacs, cours d'eau, drains, fosses ou égoûts. Videz l'eau de l'aquarium sur le sol.

Jean Pagé

Chroniqueur de chasse et pêche

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UNE MENACE: LES OGM
 
UNE MENACE: LES OGM

Nous nous inquiétons de notre Saumon Atlantique, mais aussi de plusieurs de nos poissons sportifs, plus particulièrement de nos salmonidés. Une entreprise a récemment demandé aux autorités américaines et canadiennes d'approuver que du Saumon Atlantique soit transformé par des manipulations génétiques (OGM.organisme génétiquement modifié), puisse être accepté pour la consommation humaine. Qui dit consommation humaine, doit aussi apporter une très grande considération, pour les pêcheurs sportifs, vous tous qui lisez ces lignes.

Un Saumon OGM. atteint une taille commerciale deux fois plus rapidement, que le Saumon d'élevage ordinaire. Donc des plus intéressants, pour ceux qui désirent profiter de la faune uniquement dans un but lucratif.

COMMENT PROCÈDE-T-ON ?

Pour obtenir une croissance accélérée d'un Saumon Atlantique, comme celui de nos rivières, on insère le gène du Saumon Chinook du Pacifique, (code l'hormone de croissance), et en y ajoutant du matériel génétique obtenu de la loquette d'Amérique, (Ocean spout) , que nous rencontrons dans l'Atlantique, à partir du Labrador, jusqu'au long des côtes de la Caroline du nord. On obtient ainsi des Saumons géants. C'est ce qui se fait actuellement. J'écris Saumons Atlantique aux fins de ce texte, mais en ce qui me concerne ils n'en sont pas, mais ils deviendront très gros. Donc payants!

Selon la CBAN (Canadian biotechnology action network) : Le siège social de l'entreprise est aux Etats-Unis, mais le brevet serait la propriété de deux canadiens. La compagnie possède ses instalations dans l'Ile-du-Prince-Edouard, ou elle élève des poissons OGM. Elle a déclaré vouloir produire des oeufs de ce saumon transgénique, pour les expédier au Panama et que les saumons ainsi transformés soient mis directement sur la table des américains.

La compagnie ne peut confirmer que toutes les femelles ainsi transformées seront stériles - donc qu'adviendra-t-il si elles se retrouvent dans nos eaux et qu'elles viennent frayer avec notre authentique Saumon Atlantique?

Je vous laisse le soin de trouver la réponse, mais je vous assure que cette nouvelle créature, devrait vous inquiéter.

NOS BIOLOGISTES DOIVENT Y SONGER

Je me souviens de biologistes, dont Vianney Legendre, Albert Courtemanche, Yvon Gravel et Jacques Bergeron, qui s'inquiétaient de la venue de ces salmonidés non indigènes, qui nous étaient descendues des Grands lacs. On y avait introduit plusieurs variétés de salmonidés, dont la truite arc-en-ciel et divers saumons. De ces poissons sont capturés sporadiquement dans le fleuve, de là, à l'occasion, certaines présences des nouveaux venus sont signalées dans nos rivières à saumon. Nos biologistes doivent maintenant s'inquiéter de la création de ce poisson fabriqué OGM. Ils le seraient encore plus, comme nous tous d'ailleurs, s'il fallait que de tels saumons soient introduits dans nos eaux. On ne sait jamais ce que peut faire l'appât du gain. Imaginez l'hécatombe!

GRANDS RISQUES POUR L'ENVIRONNEMENT

De tels saumons élevés au Canada, pourraient s'échapper des élevages. La moindre évasion de ces poissons, qui accéderaient à notre environnement naturel serait dramatique et condamnable, surtout que notre Saumon atlantique est toujours menacé.

De plus ces OGM fabriqués devront être nourris - des transgéniques ayant une croissance très rapide, mais ils consommeraient cinq fois plus de nourriture, que les saumons d'élevage ordinaires.Tous les lecteurs de mes rubriques, depuis plus de cinquante ans, sont des amants de la conservation et de la protection de notre faune. Je me permettrai de vous donner un conseil : Opposez-vous à cette commercialisation du saumon OGM, adressez-vous au ministère de la Santé d'Ottawa, dites-le à votre député : une lettre, un courriel, un téléphone. Parlez-en à la direction de votre association de pêche. Il y aura probablement des élections sous peu, c'est le temps des promesses…peut-être rarement, mais parfois, ils les tiennent. Vous pourriez aussi faire parvenir un mot à notre ministre responsable de la faune , Serge Simard, ministre@mrnf.gouv.qc.ca Il pourrait en glisser un mot à son confrère, lors d'une rencontre ministérielle.

Jean Pagé

Chroniqueur de chasse et pêche.

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RÈGLEMENTS INCOMPRÉHENSIBLES
 
RÈGLEMENTS INCOMPRÉHENSIBLES

RÈGLEMENTS DE PÊCHE AU DORÉ

Dans les zones 28, 29, 14,15 et 26, la limite de taille pour le doré jaune, entier ou en filet, est de 32 à 47 cm (12,5 à 18,5 pouces)

Pour le doré noir il n'y a pas de limites.

En ce qui concerne le transport, la limite de taille est de 37 à 53 cm. (14,5 à 20.8 pouces) dans les zones 3,4,5,6,7,8,9,et 10 - doré entier ou filet - Aucune limite pour le doré noir mais seulement dans les zones 11,12, 21 et 27.

Dans les zones 13,16,17 et 22, la limite de tailles pour le doré jaune entier ou en filets est de 32 cm (12,5 pouces), tandis que pour le doré noir la limite de tailles est de 32 cm (12,5 pouces)

Nos règlements de pêche sont devenus incompréhensibles. Que dire du pêcheur qui devra dorénavant transporter son ordinateur et son GPS, pour savoir s'il pêche dans telle zone, ou dans telle autre? J'oubliais il, lui faudra aussi son pied-de-roi.

Jadis nous avions notre résumé des règlements dans notre coffret de pêche - aujourd'hui ça n'existe plus! Le Résumé des Règlements de la Pêche, ç'est terminé! On ne l'imprime pas! Ça existe pour la publicité relative aux jeux ou à l'alcool, pas pour la pêche!

EN PLUS DES LONGUEURS, UN COURS D'ANATOMIE

Pour le transport, dans certaines zones, les filets pourront être entiers ou en porte-feuille. Toutefois, dans la majorité des zones les filets devront être entiers. Vous devrez garder la caudale, ou si vous préférez la queue attachée aux filets, etc. Ces modes de transport devront être vérifiés selon 21 zones différentes de pêche. Que ferez-vous lors du transport de vos poissons si d'une zone à une autre les prescriptions diffèrent?La réponse? Vous serez tout simplement passible d'une infraction! Voilà un bel exemple du peu de jarnigoïne de nos fonctionnaires de Québec, dont la zone voisine, la réserve des Laurentides, est la capitale mondiale de la truite mouchetée. Ce sont eux, les responsables d'édicter de la législation en matière halieutique du doré pour toute la province.

PROTÉGEONS LE DORÉ

Je suis entièrement d'accord quant à la protection du doré, je dis bravo ! Mais au lieu de compliquer encore plus les règlements de la pêche, puisque des demandes de simplifications sont demandées depuis nombre d'années. Mais chez nos " savants " de Québec, c'est exactement le contraire, Ils les transforment, en une véritable tour de Babel. C'est à se demander, si ces responsables, ceux qui les édictent ces restrictions, n'essaient pas de justifier leurs " jobs " en créant des pièges pour compliquer les choses. Parfois ça ressemble à certains projets contestés de l'Hydro-Québec ou au policier, qui se cache à l'arrière d'un panneau-réclame pour vous coller un billet.

Vous prenez un doré de 18,5 pouces dans la zone 28 et vous vous rendez pêcher dans une autre zone avec un poisson de 18,5 pouces où la limite est de 12,5 pouces. Le Garde-pêche va vous coller une contravention.

A-T-ON CONSIDÉRÉ LE DIMORPHISME SEXUEL?

Je vous laisserez donc soin de prendre connaissance des nouvelles règles par l'internet : www.mrnf.gouv.qc.ca/fr/faune/dore Tirer vos conclusions! Je vais tout de même vous apporter quelques éléments, qui doivent être considérés chez le doré jaune. Partant de là, vous pourriez faire une analyse, toute aussi, valable que celle d'un rond-de-cuir:

Chez le doré jaune (Styzotedion vireum)

1- la fraie a lieu la nuit, une grande femelle et des mâles, qui sont plus petits.

2- Le rythme de croissance de la femelle dépasse celui des mâles.

3-Le doré atteint la maturité sexuelle à l'âge de 2 à 4 ans, soit 11 pouces de longueur chez le mâle et la femelle à 14 à 17 pouces, à l'âge de 3 à 6 ans.

4-Les filets maillants de 4.5 pouces ou 114 mm capturent les femelles avant que celles-ci aient contribué à la reproduction.

5- Les mâles passent au travers, les femelles reproductrices demeurent captives. J'oublierai ceux qui les utilisent ces filets maillants, j'ai eu à me présenter en deux occasions devant le conseil de presse à ce sujet - je n'ai pas perdu!)

J'insiste pour vous dire que, je suis d'accord pour la remise à l'eau des grosses femelles, parce que ce sont elles qui portent les oeufs.

C'est pas tellement compliqué. Alors pourquoi ne pas protéger uniquement les grosses femelles, comme nous le faisons pour les gros saumons - tout en essayant de simplifier le zonage.

LE MINISTRE A BON CARACTÈRE!

Les ministres passent, malheureusement le ministre Claude Béchard n'est plus, il avait promis de modifier ces règlements, lors de notre dernière rencontre. Lui n'est plus, mais les fonctionnaires sont toujours là, ancrés dans le ciment. Ils se fichent éperdument ce qui se dit et s'écrit, ils appartiennent à la " fonction publique ", la grosse " machine! " - Ce ne sont pas eux qui essaient de solutionner des problèmes : Les règlements, ils se plaisent à les rédiger, les compliquer et les rendre de plus en plus incompréhensibles d'une année à l'autre. Ils réussissent à nous emmerder de plus en plus.

Prions pour nous pauvres pêcheurs! Prions aussi pour les " gardes-pêche ", qui auront à faire appliquer, ce que leurs " grands " frères de Québec viennent de leur imposer!

J'ajoute (Tony Le Sauteur) que je trouve dommage que les agents de conservation n'aient pas réagi face à ce genre de règlement incompréhensible. Ils ont une assocation et ils sont bien placés pour mener leur propre bataille, plutôt qie de laisser Jean Pagé mener la bataille à leur place. Ma critique s'applique aussi aux pourvoyeurs, chasseurs et pêcheurs ainsi qu'aux Associations de ZEC.

Bonne pêche au doré!

Jean Pagé

Chroniqueur de chasse et pêche.

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DES COYOTES? POURQUOI PAS EN VILLE?
 
DES COYOTES? POURQUOI PAS EN VILLE?

DES COYOTES? POURQUOI PAS EN VILLE?

Au milieu des années " 60, la situation de notre cheptel chevreuil se détériorait graduellement et de façon plus qu'inquiétante. Les précipitations de neige et la prédation par les loups allaient s'accentuant, des carcasses de chevreuils mi-dévorées gisaient un peu partout en forêt, mais surtout dans le voisinage des ravages d'hiver de ces cervidés. Dans l'impossibilité de maîtriser les caprices et soubresauts de nos hivers, pour venir en aide aux chevreuils, il y avait une autre solution pouvant s'avérer positive, soit : contrôler les loups à proximité des ravages de chevreuils! Ce qui fût fait, après quelques années de pressions exercées sur le gouvernement, par les associations de chasse et pêche et certains journalistes du milieu. Il y eut donc la recommandation d'un ministre responsable de la faune de l'époque, c'était Gabriel Loubier. A sa demande, furent embauchés comme conseillers, certains biologistes spécialisés nous venant de l'extérieur. Ce furent les recommandations, d'un spécialiste du domaine, le docteur Bruce Stefenson, qui produisirent des fruits. Il séjourna au Québec, dans les Laurentides, où se situait le plus gros du problème. Ce fût grâce à ses constatations et recommandations, qui s'ensuivirent, que les loups furent contrôlés à proximité des ravages. Il ne fût jamais sujet de " destruction " mais bien d'un " contrôle " sectoriel et temporaire. Dame température aidant elle aussi à la même époque, avec l'application de la loi du mâle recommandée, par le même biologiste, le cheptel augmentait de façon incroyable. Récemment, j'ai mentionné, qu'une même mesure, c'est-à-dire un contrôle pourrait s'avérer positif à l'endroit des coyotes, où ils exercent leur prédation sur les cerfs de Virginie - préférant faire leurs carnages chez les biches et les faons. Jamais le mot " destruction ". fût mentionné. Concernant la faune, ce mot n'existe pas et n'existera jamais dans mon langage Au cours des dernières années, plus particulièrement de l'est du Québec, j'ai reçu tellement de plaintes au sujet de la prédation des coyotes à l'endroit du chevreuil, que mes expériences passées, citées précédemment, et les propos des chasseurs étaient là pour me soutenir. Ils le sont encore, donc je ne changerai pas d'idée.

LES COYOTES DE CHICAGO - CROYEZ-LE OU NON!

La ville de Chicago avait des problèmes avec les rats, elle s'est donc dotée de coyotes, il y en aurait pas moins d'une soixantaine qui porterait des colliers avec radios-émetteurs (même GPS), ils déambuleraient librement dans la ville et chasseraient les rats. Même plus : Il y en aurait quelques centaines de ces canidés dans les environs. Disons que ces coyotes se déplaceraient surtout la nuit, mais en pleine ville. Il est souligné par les auteurs de ces informations, que ce serait la plus importante étude urbaine sur la faune ayant été mise au point en Amérique. Le maire de Montréal, qui semble se chercher quelque chose pour rivaliser avec celui de Québec pourrait peut-être en introduire pour chasser les "rats de Montréal " ? Trêve de plaisanterie, ces coyotes ne font pas que des heureux, un peu comme la situation prévaut au Québec. Les plaintes sont nombreuses de la part des citoyens de Chicago, ils s'inquiètent pour leurs enfants, d'autres craignent une épidémie de rage. Sans oublier ceux qui possèdent des chats et des chiens et qui en voient se faire dévorer régulièrement - pour " pitou " comme pour " minou ", ça ne semble pas l'endroit idéal, que Chicago. A part cela, il y a les chasseurs et ornithologues, qui s'inquiètent pour les Bernaches Canada, ou si vous préférez les outardes, qui vivent dans les parcs, sur les terrains de golf ou autres endroits de la ville. Les coyotes leur font la vie dure avec une diminution de ces anséridés de 10 à 20 p.c. parce que les coyotes détruisent plusieurs nids d'outardes, au cours d'une même nuit. Ils ne mangent pas tous les œufs volés, ils ont la sagesse de les transporter et les enterrer plus loin, afin de les déterrer pour subvenir aux moments difficiles.

REVENONS AU QUÉBEC ET À NOS MOUTONS

Petite nouvelle en passant, trente-huit moutons furent dévorés par les coyotes récemment, dans la région de Berthier, Saint-Ignace-de-Loyola, de me dire mon copain, le pourvoyeur de chasse et pêche bien connu Roger Gladu. Les éleveurs de moutons ont commencé à trapper…ont-ils raison de vouloir contrôler les coyotes ? Pour une autre fois, je réponds : ou!

Jean Pagé

Chroniqueur de Chasse et Pêche.

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LES HUCHONS
 
LES HUCHONS

Dites-le nous. Avez-vous capturé un Huchon?

Au cours des ans, plusieurs espèces de poissons non-indigènes se sont retrouvés dans nos eaux. Dans la plupart des cas par la négligence des hommes. La liste de ces acquisitions d'indésirables est beaucoup plus longue, comparativement aux variétés introduites, qui nous furent profitables. Mentionnons le Tête-de-serpent d'Indonésie (rivière Saint-Charles), les Carassins, Tanches, Lamproies, Gobies à tête noire et autres, qui complètent un bien triste inventaire, qu'il nous sera impossible de replacer à ce qu'il était autrefois.D'autre part, concernant les salmonidés, qui nous sont surtout venus des Grands lacs, l'intérêt que nous avons pour leur pêche de façon sportive, nous fait quelque peu oublier leurs présences en maints endroits, notamment dans les rivières de notre saumon Atlantique, où la venue de poissons étrangers en inquiète plusieurs.

Où sont donc passé les Huchons?

Je vous parle de ce poisson, parce que j'ai eu l'occasion d'assister aux démarches entreprises pour l'introduction d'un grand poisson sportif venu d'Europe. Le regretté biologiste Albert Courtemanche avait demandé à me rencontrer à ce sujet. Ce poisson était d'autant plus intéressant du fait, qu'il pourrait vivre dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, que nous désirions lui offrir. Le Huchon, ou " Saumon du Danube " est un salmonidé de taille fort imposante. Il peut faire osciller l'aiguille de la balance à plus de 20 kg, ou près de 45 livres. Sa pêche est intéressante, du fait que sa défense est excessivement violente. Son aspect général est nettement celle du saumon : corps allongé, cylindrique, tête importante et grande gueule. La queue est légèrement fourchue, les flancs sont tachetés de brun s'approchant du noir. Il fréquente les zones profondes d'importants cours d'eau à courant rapide. Jusqu'en 1952 on le retrouvait uniquement dans les eaux du Danube supérieur et ses affluents. Par la suite il fût introduit avec succès au Maroc et en Belgique. " Nos " Huchons, si jamais nous en capturons, nous avaient été offerts par la Tchécoslovaquie selon les informations fournies par les biologistes Bergeron et Brousseau.. Introduits dans nos eaux en 1967, les responsables de cette démarche croyaient bien que ces poissons géants iraient se réfugier en aval des eaux des rapides de Lachine, voire s'y reproduire.

En avez-vous entendu parler?

Pourtant ces poissons semblant très intéressants semblent disparus. Je n'ai pas rencontré un seul pêcheur, qui ma mentionné une telle capture. Si jamais vous en entendez parler. Si vous en capturez un, vous deviendrez la grande vedette …et ce ne serait pas une histoire de pêche.

Jean Pagé,

Chroniqueur de Chasse et Pêche.

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ENSEMENCEMENTS INTERDITS
 
ENSEMENCEMENTS INTERDITS

Tony Le Sauteur aura passé sa vie à se battre pour protéger l'environnement et les richesses fauniques des québécois. Depuis un demi-siècle nous sommes liés d'amitié. Sa santé est chancelante mais il combat toujours. Je demeure à ses cotés. Je l'encourage dans ses luttes.

Fondateur de grands organismes qui ont combattu farouchement pour venir en aide aux pêcheurs et à tout l'univers du plein air, mentionnons FAPEL, Fapel-Faune et le Programme des lacs. Tony a acquis ses titres de noblesse grâce à ce grand dévouement qu'il a toujours manifesté au profit de ses concitoyens. Ce ne seront pas les problèmes de santé qui le feront cesser d'exprimers ses opinions. C'est d'ailleurs ce qu'il a fait aujourd'hui en me faisant parvenir un article du journal de Montréal. Le titre de cet article m'a fait sursauter de me dire Le Sauteur. Le voici: Les lacs du Québec génétiquement pollués. Pas pollués! Génétiquement pollués. C'est pas pareil.

"La pollution des eaux, ça se compense, jusqu'à un certain point. On n'a qu'à faire de l'ensemencement avec une truite capable d'endurer la chaleur et la pollution de nos lac et c'est le retour de la pêche. Fapel-Faune a clairement démontré que la truite arc-en-ciel, par exemple, pouvait donner d'excellents résultats dans nos lacs.. Mais si nos lacs sont peuplés de truites génétiquement pollués, c'est une toute autre chose.Pourquoi?

Parce qu'ils tombent dans les pattes des biologistes de la faune du ministère bûcheron des Ressources naturelles qui auraient trouver la solution pour dépolluer les lacs génétiquement pollués. On interdit tout simplement les ensemencements. Tous les territoires y passent: les ZEC, les réserves fauniques et même certains territoires dits plublics sauf les pourvoiries qui font un commerce de la pêche et qui n'ont pas peur de la truite arc-en-ciel. Ils vont donc continuer d'ensemencer. Et Jos-tout-le-monde...?

Les pêcheurs n'ont aucune chance de survivre dans ce mic-mac. Par ici la sardine En effet l'ensemencement serait interdit dans 50% des territoires. Selon les biologistes de la faune, le pêcheurs ne pêchent pas pour capturer de la truite, mais pour se gaver de bagage génétique.

Stopper les ensemencements c'est le coup de mort de la pêche au Québec. Les biologistes de la faune feraient mieux d'examiner attentivement le bagage génétique de leur ministère. Pas fort comme ministère de la conservation. Plutôt spécialisé dans la destruction des habitats fauniques et le rasage des forêts. Faut être cave pas ordinaire pour penser stopper les ensemencements sur nos lacs".

J'ajoute en conclusion: Avec la collaboration et la compréhension du ministre de l'époque Guy Chevrette, la pêche effectuait un retour. Il va sans dire que j'ai eu préalablement, de nombreux entretiens avec lui. Chevrette était l'homme tout désigné. Il a beaucoup fait pour la chasse et la pêche au Québec. Dans Lanaudière, à la suite du départ des clubs, les lacs avaient été surexploités, pour ne point écrire vidés. Ce furent les ensemencements, qui ont réussi à rétablir, une qualité de pêche dépassant celle d'antan. Cette région de la province est redevenue l'une des plus intéressantes pour la pêche sportive au Québec. Grâce aux Desmarais, Massé, Gélinas, Auger, Lajeunesse et plusieurs autres de la région, dont les Pellerin.et à leurs ensemencements !

Jean Pagé

Chroniqueur de chasse et pêche.

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REMISE À L'EAU
 
REMISE À L'EAU

Avec un début de saison de pêche difficile, plusieurs pêcheurs se posent la question.

Gracier un poisson semble un geste noble de conservation, mais ce n'est pas toujours le cas, loin de là. Vous redonnez la liberté, à un poisson, que vous venez de capturer, croyant qu'il pourra faire la joie d'un autre pêcheur, ou qu'il pourra se reproduire. Mais en aura-t-il la chance ?

Un poisson gracié par un pêcheur ne se traduit pas nécessairement par une capture, qui par la suite conservera la vie, ou aura la chance de se reproduire. De nombreuses études ont confirmé, que plus de 70 p.c. des truites ferrées avec des hameçons garnis d'appâts vivants, donc vers ou ménés, ont peu de chances de s'en tirer. C'est encore plus dommageable et les chances de survie sont encore plus réduites, si ce sont des trépieds, qui sont ainsi appâtés. Trois ardillons enfoncés dans les chairs sont beaucoup plus dommageables, qu'une seule pointe d'hameçon, les risques d'infections sont triplés. Les vers ou ménés sont avalés par le poisson et pénètrent profondément dans la gorge, les ouïes ou le palais, donc sont ferrés en des endroits mortels - un poisson, qui saigne des opercules ou ouïes, est voué à une mort certaine.

Utilisant les leurres artificiels, les mortalités de captures remises à l'eau sont réduites, du fait que le goût non coutumier de plastique, de métal ou de bois est très rapidement réalisé, par le poisson dont le sens du goût est très développé. Il avalera rarement le leurre dont la saveur est le moindrement loin de ce qu'il a l'habitude de bouffer. Nous pouvons conclure en écrivant, que les leurres artificiels, bien qu'ils le soient quand même, sont moins dommageables, du fait qu'ils ne sont pas avalés, comme les sont les appâts vivants, Les chances de survie. lors d'une graciation, sont quelque peu améliorées.

Jadis pratiquée par une infime partie des pêcheurs sportifs, le lancer à la mouche devient de plus en plus populaire. Durant nombre d'années, les adeptes de cette technique laissaient entendre, que c'était une façon très difficile de s'adonner à la pêche, En réalité plusieurs d'entre eux, même des journalistes spécialisés, ont laissé croire par " snobisme ", que c'était une technique d'élite. Pourtant il n'en est rien.

En ce qui me concerne, j'ai toujours prétendu que c'était une façon très simple de taquiner le poisson., Je l'ai enseignée à des centaines de pêcheurs et rares furent ceux, qui après quelques conseils et mouvements de pratique, ne pouvaient réussir à lancer avec succès : Maurice Richard et Emile Genest furent du nombre, pour ne nommer que ceux-là!

Le poisson ferré, par l'hameçon simple d'une mouche artificielle est habituellement piqué, à la mâchoire inférieure, la lèvre supérieure ou autre partie de la bouche, sans lui occasionner de blessure sérieuse. Le poisson libéré selon les règles de l'art, c'est-à-dire en se mouillant la main avant de le toucher, ou encore mieux le libérer lorsqu'il est sous l'eau, en appliquant une légère secousse pour le détacher l'hameçon . Le tour est joué un autre pêcheur pourra profiter de votre civisme.

C'est une bonne affaire que la remise à l'eau. C'est une excellente façon de pratiquer la conservation. Surtout chez les pêcheurs à la mouche. En limant ou écrasant les ardillons de vos hameçons, vous serez encore plus respectueux de la vie des poissons.

Pratiques la pêche sportivement, prenez le poisson qu'il vous faut pour manger, Evitez de le blesser inutilement. Il n'est pas nécessaire de capturer tous les poissons d'une limite. Vous êtes des sportifs et non marchands de poissons

Jean Pagé

Chroniqueur de chasse et pêche.

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décembre 2010 « 
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