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HISTORIQUE













 

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POUR UN RETOUR AU  VRAI RÈGLEMENT

Le vrai Règlement relatif à l’évacuation et au traitement des eaux usées des résidences isolées (le Q-2, r.8, en termes juridiques) a été adopté par le ministère de l’Environnement en 1981. Ce Règlement a été inspiré par le règlement de la municipalité de Saint-Donat, adopté localement en 1968 et rédigé par les spécialistes de l’éventuel Programme des lacs.

Les dispositions préventives du Règlement  ont été conçues pour éliminer les sources de contamination bactérienne et empêcher la création de nouveaux foyers de pollution en bordure des lacs de villégiature. Ces dispositions contribuaient également à maintenir de grands terrains et la possibilité de conserver le couvert forestier, une arme essentielle pour la survie d’un lac. 

Le
Règlement a été l’étincelle qui a amené les propriétaires de chalets à se mobiliser et à se prendre en main pour travailler à la protection de l’environnement de leurs lacs.

Un 
Règlement qui a été un véritable moteur économique

Le
Règlement a ouvert la voie à la création d’une trentaine d’entreprises régionales de fabrication de fosses septiques. On lui doit également l’établissement de toute une industrie associée à la vidange et la disposition des boues des fosses septiques.

Il a aussi permis à une multitude d’entrepreneurs de petites municipalités de se spécialiser dans le domaine des installations septiques, sans compter les centaines de postes d’inspecteurs municipaux créés dans toutes les municipalités du Québec, qui ont libéré, par ricochet, des centaines de postes d’inspecteurs en hygiène publique au ministère de la
Santé.

 
Quelques vérités

Dans le contexte où nos lacs vieillissent prématurément et sont de plus en plus afligés de poussées d’algues bleues, les cyanobactéries, il est facile à comprendre que le phénomème de surfertilisation des eaux puisse être associé au surdéveloppement. 

Au moment où le Ministère se lançait tête baissée dans la déréglementation, quelques années après avoir l’adoption du Règlement, il était à prévoir que certaines dispositions préventives n’échapperaient pas à  la guillotine ou seraient tout au moins sérieusement diluées. Le Règlement a effectivement perdu une grande partie de son efficacité comme outil préventif, privant du même coup les propriétaires de chalets de leur assurance contre la dégradation des lacs.

- Ce sont les municipalités et le ministère du Développement Durable qui sont responsables du développement abusifs de nos lacs.

-
 C’est le ministère du Développement Durable qui refuse bêtement de modifier sa politique des rives et continue d'accorder aux agriculteurs le privilège de ne conserver que 3 mètres de végétation naturelle, sur leurs rives, plutôt que de 10 ou  15 mètres exigés en zone de villégiature et nécessaires en tout temps pour la protection des lacs et cours d’eau.

C’est aussi le ministère du Développement durable qui a modifié le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées pour en faire un outil de développement et d’urbanisation de nos lacs.   

Enfin, alors que le
Programme des lacs misait sur la présence des propriétaires de chalets en bordure des lacs, pour faire leur part contre les méfaits de la contamination des eaux, le ministère du Développement durable  préfère s’allier aux municipalité, MRC et à une kyrielle d’experts à la recherche de contrat d’études tout en demeurant fidèles aux politiques de harnachement de nos lacs à des fins économiques. 

Pour un retour au vrai
Règlement  

Il saute aux yeux que le virage vers le développement et l’urbanisation doit être stoppé. Seul un retour au vrai
Règlement, avec ses clauses préventives, et le retour à l’installation septique traditionnelle aurait encore une chance de prolonger la vie de nos lacs de villégiature. Les politiques actuelles mènent directement à la mort de nos lacs à plus ou moins brève échéance.

 

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