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HISTORIQUE













 

LES LOTS DE GRANDE SUPERFICIE PROTÈGENT NOS LACS

On peut facilement comprendre la relation de cause à effet qui existe entre la superficie des terrains et la qualité des eaux des lacs de villégiature. Sur des terrains de petite superficie, il est difficile de loger une installation septique et tout simplement impossible d'épurer efficacement les eaux usées. Au moment de la rédaction du premier règlement sur les installations septiques, en 1968, la question de la superficie des terrains s'est posée. Les lots de 500 mètres carrés étaient alors fréquents en bordure des lacs. Le chalet construit, il ne restait à peu près plus d'espace pour l'installation septique même si, à ce moment-là, elle se limitait souvent au creusage d'un puisard.

Les lots de grande superficie ont pour la première fois été proposés au Québec dans DOSSIER POLLUTION, un livre que j'ai écrit en 1971 avec Marcel Chaput. C'était au moment où les propriétaires de chalets avaient déjà pris conscience que leurs lacs étaient condamnés s'ils n'arrivaient pas à faire bouger les municipalités, le ministère des Affaires municipales et le Service de protection de l'environnement.

Les proriétaires de chalets  ont rapidement compris qu'il ne pouvait y avoir de solutions permanentes à la pollution des eaux des lacs de villégiature si des mesures sévères n'étaient prises pour réglementer la superficie des lots. Petit à petit,  les mentalités ont changé au ministère des Affaires municipales jusqu'à ce qu'il prenne enfin conscience du problème et accepte que, compte tenu des exigences des installation septiques, la superficie des lots soit fixée à 4 000 mètres carrés dans les limites de l'encadrement forestier des lacs.

L'action de la FAPEL, à l'époque, pour faire adopter le Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées à l'échelle du Québec est directement responsable de ce grand pas.

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