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Les structures des MRCs nuisent à la protection de nos lacs!
Nos lacs sont de plus en plus menacés par la surfertilisation. On le voit à la prolifération de plus en plus répandue de cyanophycées. Il nous faut agir rapidement et mettre en vigueur des mesures de protection plus radicales pour assurer leur survie. Mais voilà! Nous sommes dans la quasi impossibilité d'agir. Deux embûches majeures se présentent devant nous: le statut des MRCs et la Politique de protection des rives du ministère du Développement durable. |
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C'est dans les règlements municipaux que doivent s'insérer les mesures radicales, maintenant nécessaires à la survie de nos lacs. Mais depuis la création des MRCs ce n'est pas une mince affaire. Il faut d'abord tenir compte du fait que les municipalités locales ne peuvent plus adopter de nouveaux règlements dans les domaines de la protection des rives, du littoral, des terres humides et des plaines inondables, comme c'était le cas auparavant. C'est la MRC qui dicte tout, par le biais d'un document que toutes les associations auraient avantage à lire attentivement: le document complémentaire. Ce document fait partie du Schéma d'aménagement et de développement. C'est dans ce document qu'on trouve les normes minimales que toutes les municipalités de la MRC doivent insérer dans leur réglementation d'urbanisme municipale dans les domaines des rives, du littoral, des terres humides et des plaines inondables et du lotissement, en particulier. Résultat: si, aujourd'hui, une association exige de sa municipalité qu'elle adopte des mesures plus radicales pour protéger l'environnement de ses lacs, elle doit toujours en faire la demande au conseil municipal, comme auparavant, bien sûr, mais tout ce que le conseil pourra faire sera de formuler, à son tour, une demande similaire auprès de son tuteur, la MRC, qui pourra l'ajouter aux normes minimales de son document complémentaire, si la vingtaine de municipalités membres en décident ainsi. Car le conseil d'administration d'une MRC, c'est lourd: on y trouve plusieurs municipalités, une vingtaine, environ. Ce qui veut dire que la proposition de l'association, faite à sa municipalité locale et transmise à la MRC, doit être approuvée par toutes les municipalités de cette MRC. Et, difficulté additionnelle, le nouveau règlement devra s'appliquer dans toutes les municipalités. La plupart n'en voudront tout simplement pas, ce qui les amènera à voter contre. Selon les structures des MRCs, il faut maintenant faire bouger une vingtaine de municipalités, plus ou moins, plutôt qu'une seule, comme c'était le cas auparavant, si on veut faire adopter de nouveaux règlements. Autrement dit, la création des MRCs a éloigné les citoyens du pouvoir de décision plutôt que de les en rapprocher. Pourtant, les politiciens de l'époque qui insistaient pour que la FAPEL embarque dans ce bateau, soutenaient le contraire.
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