|
|
Mise au point! Il est important de rappeler que les activités forestières en bordure des lacs relèvent de deux juridictions: les terres du domaine public sont gérées directement par le ministère des Ressources naturelles, dans le cadre du Règlement sur les normes d'intervention dans les forêts du domaine public, tandis que les terres du domaine privé sont gérées par les municipalités, dans le cadre de leur réglementation municipale d'urbanisme. Dans un cas comme dans l'autre, on ne se préoccupe pas suffisamment de la protection des lacs. Un contrôle sévère des coupes forestières s'impose pourtant, tout au moins dans les limites de l'encadrement forestier des lacs de villégiature (300 mètres). |
|
Le principal argument utilisé par le ministère des Ressources naturelles pour ne pas restreindre les coupes forestières en bordure des lacs, est l'économie, l'économie, l'économie! Selon ce ministère, en limitant les coupes forestières en bordure des lacs, on risque d'avoir une pénurie de bois. La plupart des usines de pâtes et papier et les moulins à scie vont devoir fermer leurs portes, à cause des villégiateurs. Beau scénario! Mais à l'origine, rappelons-le, c'est le ministère des Ressources naturelles lui-même qui a eu l'idée de céder ses lots en bordure des lacs, pour favoriser la construction de chalets, sans se soucier du fait qu'il allait ainsi créer un problème d'envergure puisque la villégiature et la foresterie sont deux activités carrément incompatibles. Pour la FAPEL, à partir du moment où un lac est habité, sur plus de la moitié de son périmètre, il est prioritairement un lac de villégiature, et les coupes forestières n'y ont plus leur raison d'être. Par ailleurs, à partir du moment où un lac est habité sur moins de la moitié de son périmètre, il est un lac à vocation mixte, et les coupes forestières doivent être sévèrement contrôlées. Pour éviter les conflits d'usage et la surexploitation du milieu, cet état de fait devra, à l'avenir, être tenu en compte dans les règlementations respectives du ministère des Ressources naturelles (terres du domaine public), et des municipalités ( terres du domaine privé). Les lacs à vocation de villégiature Les positions sont inconciliables. Le ministère des Ressources naturelles insiste pour accorder priorité aux exploitations forestières en bordure des lacs situés sur les terres du domaine public, et les villégiateurs insistent pour accorder priorité à la protection de l'environnement. Lorsqu'ils s'installent en bordure d'un lac, les villégiateurs ne sont pas disposés à demeurer impassibles alors que l'environnement de leur lac subit les assauts des tronçonneuses. Le raisonnement est le même en bordure des lacs situés sur les terres du domaine privé, gérées par les municipalités.
Les lacs à vocation mixte Eh! oui! Grâce au ministère des Ressources naturelles qui s'entête à vouloir mener de front, en bordure d'un même lac, deux activités carrément incompatibles, la villégiature et la forestrie, il existe des lacs à vocation mixte. Sur ces lacs, les villégiateurs et les forestiers doivent se partager le même encadrement forestier. La belle affaire! Afin de réduire les conflits d'usages sur ces lacs, et pour leur accorder une protection adéquate, la FAPEL exige que les coupes forestières soient sévèrement réglementées dans les limites de l'encadrement forestier.
|
![]()
|
À qui faut-il s'en prendre pour mettre fin aux coupes forestières en bordure de nos lacs?
|