Dès que l'on sort du lac, on touche le rivage avec sa végétation constituée en grande partie d'herbacées ou d'arbustes. Apparaissent ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de la ligne des eaux, les arbrisseaux et les arbres. C'est l'encadrement forestier, une bande de 300 mètres de largeur à partir de la ligne des eaux. La flore et la faune y sont très variées.
Du lichen des roches aux mammifères, en passant par les plantes de toutes sortes, les organismes détritivores du sol, les insectes et les oiseaux, la vie terrestre se manifeste dans une interdépen-dance aussi inévitable et un équilibre aussi fragile que dans le milieu aquatique. Il existe entre le lac et son encadrement forestier des liens indéniables.
L'interdépendance
Ainsi les insectes, qui aident la forêt à refaire son humus, naissent souvent dans les eaux du lac. Certains oiseaux, à qui la forêt offre gîte et nourriture, freinent les populations de poissons, de grenouilles, de crapauds ou d'insectes aquatiques dont ils sont les prédateurs. Les arbres et les plantes régularisent le débit des lacs. Deux acres et demie de hêtres, par exemple, peuvent retenir jusqu'à un million de gallons d'eau. Les arbres empêchent le lessivage du sol par l'érosion, et protègent les lacs contre l'envasement et la surfertilisation par les éléments nutritifs de l'humus. Entre l'encadrement forestier, la rive et le lac, il existe un échange continu qui lie ces éléments les uns aux autres. Détruire l'encadrement forestier, c'est assassiner son lac!