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HISTORIQUE













 

Ce qu'il faut savoir sur les analyses bactériologiques!

Des bactéries, on en trouve partout: dans la nature, dans le corps humain, et de toutes les sortes. Certaines bactéries sont dangereuses, d'autres inoffensives. Pour savoir si les eaux d'un lac ou celles du robinet sont saines, il faut effectuer des analyses bactériologiques et surtout savoir les interpréter.

Mais contrairement à ce que l'on croit ou à ce que l'on voudrait bien nous faire croire, les résultats des analyses n'apportent que très rarement une réponse claire et définitive. Les résultats varient considérablement, selon les conditions atmosphériques, les techniques de prélèvements, les accidents de contamination durant le transport des échantillons d'eau, les manipulations au moment des analyses et bien d'autres facteurs. Ce sont ces conditions qui rendent les résultats d'analyses difficiles à interpréter et qui appellent à la prudence.

De quelles bactéries les laboratoires font-ils habituellement la recherche?
Pour déterminer la qualité d'une eau, il faut faire la recherche des bactéries coliformes. C'est le type de bactéries que l'on trouve dans le gros intestin de l'homme. Elles sont aussi présentes dans les intestins des mammifères, mais ces derniers ne fréquentent pas vraiment assez assidûment nos lacs et cours d'eau pour fausser les résultats.

On trouve aussi, dans la nature, des bactéries coliformes dans les plantes, les insectes et les poissons mais le nombre est généralement peu élevé et n'a que peu d'effets sur les résultats des analyses, contrairement à ce que le ministère du Développement durable aime bien colporter. D'autant plus que les normes pour les eaux de baignade d'excellente qualité vont de 0 à 100 coliformes totaux par 100 millilitres d'eau, un écart suffisamment large pour tenir compte de la présence des bactéries coliformes d'origine végétale.  

En soi, les bactéries coliformes sont inoffensives. Elles jouent même un rôle vital pour l'homme car elles facilitent la décomposition des aliments. On en trouve habituellement entre 5 et 6 milliards dans l'intestin de l'homme et chaque être humain en évacue entre 100 et 400 millions par jour. Sans bactéries coliformes dans notre flore intestinale, nous serions tous condamnés à mourir rapidement. Utiles, les coliformes, hein!

Mais il n'y a pas que des bactéries coliformes dans l'intestin de l'homme. On y trouve aussi des bactéries pathogènes, c'est-à-dire des bactéries qui sécrètent des toxines pouvant provoquer des maladies graves comme la fièvre typhoïde, la fièvre scarlatine ou la diphtérie.

Alors pourquoi ne pas mesurer les bactéries pathogènes directement, plutôt que de mesurer les bactéries coliformes qui sont inoffensives? Parce que les bactéries pathogènes sont difficiles à détecter à l'analyse. Sans compter qu'elles meurent rapidement dès qu'elles sortent de l'intestin! Pour s'assurer qu'il y a contamination ou pas dans une eau, on a donc recours à des mesures indirectes c'est-à-dire à des mesures de bactéries coliformes, plus faciles à détecter, plus faciles à mesurer. L'équation est simple: plus on trouve de grandes quantités de bactéries coliformes dans l'eau, plus fortes sont les chances que cette eau contienne aussi des pathogènes, et qu'elle pose un sérieux risque pour la santé.  

Un indicateur universel
Depuis longtemps, dans tous les pays du monde, la numération des bactéries coliformes est la façon privilégiée de déterminer s'il y a contamination des eaux ou pas, tant pour les eaux de baignade que pour les eaux potables. L'analyse des bactéries coliformes est donc un indicateur qui a fait ses preuves.

Si vous trouvez des bactéries coliformes en quantité anormale dans l'eau de votre lac, face à votre chalet (plus de 100 coliformes totaux par 100 millilitres), il existe très probablement un foyer de contamination d'origine humaine dans les environs. Plus le nombre de coliformes totaux est élevé, plus il y a de chances que cette eau renferme des pathogènes nuisibles à la santé.

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