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HISTORIQUE













 

Pourquoi s'en tenir à la recherche des coliformes totaux?

La question se pose car depuis quelques années. On assiste à un certain engouement maladif pour la recherche des coliformes dits fécaux. Cet engouement tient au fait qu'en tout temps on a voulu faire la distinction entre les coliformes qui viennent du monde des plantes ou des animaux et les coliformes d'origine humaine.  Bien inutilement d'ailleurs car le nombre de coliformes présents dans l'eau suffit à faire cette distinction. Au delà d'une centaine de coliformes totaux par 100 millilitres et nous sommes propablement en présence de coliformes d'origine humaine.

Mais le propre d'une société de haute technologie, c'est de se débarrasser des choses les plus évidentes et les plus simples. Il fallait donc inventer autre chose. On s'est alors orienté vers la recherche de nouvelles techniques d'analyses. Et c'est ainsi qu'une technique a été mise sur pied par des rats de laboratoire pour faire, parait-il, la distinction entre les deux types de bactéries coliformes. Juré, craché!

On oublie alors que coliformes totaux ou fécaux, c'est du pareil au même. Ils viennent tous du gros intestin qui n'a pas encore appris à faire la distinction entre ses bactéries coliformes. La belle affaire!

Les coliformes dits fécaux sont-ils un meilleur indicateur de contamination que les coliformes totaux? À notre avis, non. La numération des coliformes totaux a fait ses preuves et est encore abondamment utilisée dans le monde. D'autant plus que la marge d'erreur est beaucoup plus faible au moment de l'interprétation des résultats.

Alors, comment distinguer entre les coliformes de la nature et les coliformes d'origine humaine lorsqu'on s'en tient à la numération des coliformes totaux? Facile!

Nous l'avons dit plus haut, en bas de 100, les bactéries coliformes ne sont pas considérées comme des coliformes d'origine humaine. Par contre, si le nombre de coliformes totaux dépasse le nombre de 100 par 100 millilitres, nous sommes probablement en présence de bactéries d'origine humaine.  

 Comment échantillonner?

On doit obligatoirement utiliser des bouteilles de prélèvement stérilisées fournies par le laboratoire. Les échantillons pris, les bouteilles sont conservées au réfrigérateur et retournées au laboratoire dans les plus brefs délais - moins de 24 heures.

Comme le nombre de bactéries varie considérablement selon la température de l'eau, il faut échantillonner durant la période critique, c'est-à-dire la période la plus chaude de la saison, durant laquelle les bactéries se multiplient rapidement. La période idéale se situe entre le 1er juillet et le 15 août.

Les résultats ne sont valables que si l'on effectue plusieurs prélèvements. Tenter d'évaluer la qualité des eaux de surface non traitées d'un lac, au robinet, avec seulement un échantillon d'eau, ne mène qu'à de fausses interprétations.

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